Pourquoi « la pagaille » ?

 La pagaille, un terme familier pour dire «  le désordre ». Sorte de chaos.

La pagaille, c’est aussi ce terme poétique de la pagaie qui crée des ondes irrégulières et désordonnées à la surface de l’eau.

La pagaille, c’est enfin ce terme pour dire « en grande quantité ». La pagaille, c’est l’abondance, la profusion.

Pour nous, La Pagaille, c’est ce mouvement de rage contre toute forme d’injustice, de discriminations et d’inégalités. La pagaille pour La Pagaille, c’est pour dire à quel point le monde est sens dessus dessous. Quel est le sens de ce monde dans lequel les 62 plus riches de la planète possèdent autant que la moitié la plus pauvre, soit 3,5 milliards de personnes ?

La pagaille, c’est ce constat d’une perte de sang froid qui tétanise les humains. Face à la perte de solidarité, l’ère est trop souvent au replis sur soi. Comment se rencontrer dans une société dominée par des médias qui jouent sur les peurs de l’autre ?

Mais La pagaille, c’est notre envie de secouer un système politique qui n’a de démocratie représentative que le nom. Être une onde pour créer la débandade d’une oligarchie assoiffée par l’unique croissance de son propre patrimoine. Être une vibration contre les dominations. Celles qui créent des opprimés au service des puissants.

La Pagaille, c’est aussi le constat que nous sommes des milliers, des millions, des milliards…nous sommes si nombreux à ne pas accepter l’inacceptable. Nous sommes riches de toute notre créativité, de toute notre inventivité, de tout notre élan artistique pour construire un monde où chacun et chacune ait une place digne et juste.

La Pagaille, c’est en conscience des mécanismes structurels de dominations et en rencontrant l’autre dans sa différence que naît notre propre humanité.

La Pagaille, c’est cet espace de rencontre, d’expérimentation, d’apprentissage mutuel pour lutter contre les oppressions. C’est mettre en pratique toute notre imagination pour créer un monde plus harmonieux, sensuel, poétique et drôle.

La pagaïe? Mais c’est quand les événements débordent les règlements édictés dans un État bien policé qui n’a rien laissé à l’imprévu (Cendrars, Main coupée, 1946, p.107)

1 réflexion sur « Pourquoi « la pagaille » ? »

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