Atelier de théâtre de l’Opprimé sur les VIOLENCES POLICIERES

violence policière USA

Atelier de théâtre de l’Opprimé par la Cie La Pagaille sur le thème des violences de la police.

Au programme : partage d’histoires vécues, apport de contenu par le documentaire LES COUPS DE LEURS PRIVILÈGES.

Une question brûlante d’actualité.

Le film Les coups de leur privilège recense 320 personnes mortes à cause de la police depuis 1960. Il est sortit en 2017. On s’est demandé, et aujourd’hui, on en est où?

Difficile de faire une liste exhaustive. Sans compter les blessés, et selon l’IGPN, il y aurait eu 14 morts entre juillet 2017 et juin 2018. Depuis, en nous basant ce qu’on a trouvé dans presse, on en a compté au moins 5. Aboubakar Fofana, tué par un CRS à Nantes le 3 juillet 2018, Thierry Bardin, abattu par les gendarmes à Chinon le 23 juin 2018, Nenad Nikolic, tué lors d’une intervention de la BRI (Brigades de recherche et d’intervention) à Villemomble le 24 octobre 2018.

Impossible de ne pas faire le lien avec la mort, tout proche de nous, de Fatih et Adam le 2 mars dernier sur le Pont de Catane. Ces deux jeunes de 17 et 19 ans habitaient à Grenoble. Ils étaient poursuivis par la BAC alors qu’il étaient en scooter. Les circonstances exactes sont toujours extrêmement floues. Ont-ils été percutés par un bus? Ou par la voiture de la BAC? On s’est permis de contacter Karim, l’oncle de Adam, qui est à l’origine d’un appel à témoin qui a été lancé pour essayer de reconstituer les événements de cette nuit là. En effet, la famille ne parvient pas à recevoir des informations par rapport à l’avancée de l’enquête.

Par contre l’information qu’ils ont et qui figure dans le dossier que la course poursuite à duré de 21h10 à 22h20. Ça fait 1h10. En fait, on ne peut pas considérer qu’il s’agit d’un accident. Alors que depuis l’affaire de Villier le bel, où un scooter à été percuté par une voiture de police, une directive stipule précisément qu’il est interdit de poursuivre un deux roues dans ces circonstances. Ils poursuivent deux jeunes sans casque et sans feu pendant une heure dix. On ne peut pas considérer qu’il s’agit d’un accident.

C’est pourquoi on fait appel au théâtre, pour s’entrainer à lutter contre le harcèlement de la police dans les quartiers, et pour se motiver, on voulait vous partager un extrait du texte publié sur le site d’information «Rebellyon»

«Notre silence et notre immobilisme participent à normaliser ces crimes et ajoutent une violence supplémentaire pour les familles et les personnes concernées. C’est pourquoi il faut briser le silence pour soutenir ces familles dans leurs combats pour la vérité et arrêter de reproduire le même schéma. Pas de justice, pas de paix!»

 

Rdv de 19h à 22h ce mercredi 27 février 2019 à la salle de l’espace partagé Vigny Musset à Grenoble au 13, rue Guy Moquet, tram Malherbe.

 

 

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